Découvrir le Calvados → Éco-résponsabilité

Un spiritueux
éco-responsable

L’écosystème de pro­duc­tion du Calvados s’inscrit en totale sym­biose avec son envi­ron­ne­ment, dans une démarche d’éco-responsabilité et de vita­li­té de la région Normandie.

Au naturel

Le Calvados, c’est avant tout 8000 hectares de vergers. L’équivalent de 27 Central Park qui font respirer la Normandie depuis 5 siècles.

Mésange charbonnière
© Lionel Hesry
Mésange charbonnière © Lionel Hesry

A l’heure du dérè­gle­ment cli­ma­tique, ces 3 mil­lions d’arbres agissent comme d’excellents cap­teurs de gaz à effet de serre. D’au­cuns estiment que la séques­tra­tion de car­bone dans un verger de pom­miers ou de poi­riers à cidre doit se situer, sur une durée de 25 ans, dans une four­chette oscil­lant entre 35 et 50 tonnes de carbone/hectare.

La grande diver­si­té varié­tale des fruits assure, par ailleurs, une péren­ni­té des récoltes et une résis­tance impor­tante face aux aléas cli­ma­tiques. Elle pré­sente aussi des atouts en matière d’habitats pour les orga­nismes vivants. La struc­tu­ra­tion hori­zon­tale et ver­ti­cale des ver­gers pro­cure une diver­si­té d’habitats et de res­sources pour la bio­di­ver­si­té (refuges hiver­naux, repro­duc­tion, nourriture).

Poirier en pleine floraison
Poirier en pleine floraison © G. Houdou
Bonjour
Bonjour © G.Houdou
Tronc dun poirier
Tronc dun poirier © G. Houdou

La faune est omniprésente.

La culture de la pomme et de la poire s’inscrit au cœur du bocage nor­mand, et plu­sieurs espèces d’oiseaux, notam­ment les mésanges, y pros­pèrent. Elles contri­buent acti­ve­ment à la pré­da­tion natu­relle de cer­tains ravageurs.

Des obser­va­toires montrent éga­le­ment que la pré­sence de vers de terre seraient plus impor­tante dans le verger que dans la vigne, par exemple, du fait de l’enherbement de la plu­part des parcelles.

Les sols s’en retrouvent plus riches et per­mettent une meilleure absorp­tion des précipitations.

La pollinisation est au cœur de la mécanique de production des vergers.

Le pommier ne peut pas se féconder seul.

Chaque verger dépend for­cé­ment des abeilles et autres insectes pol­li­ni­sa­teurs pour péren­ni­ser sa récolte de fruits. Au prin­temps, à la période dite de flo­rai­son, les ver­gers nor­mands sont une véri­table ruche à ciel ouvert.

On estime l’aptitude des ver­gers à four­nir des habi­tats aux pol­li­ni­sa­teurs 4 fois supé­rieure à celle des grandes cultures, céréa­lières notamment.

Abeilles entrant dans une ruche
symbiose
Sous un verger du Pays d'Auge
Sous un verger du Pays d'Auge

En termes d’utilisation d’eau, l’irrigation dans les ver­gers est inter­dite et la consom­ma­tion d’eau pour éla­bo­rer du calvados demeure assez faible. C’est essen­tiel­le­ment au moment du lavage des fruits qu’un volume d’eau impor­tant est uti­li­sé, mais très sou­vent en cir­cuit fermé.

Face à l’érosion, enfin, les ver­gers pré­sentent divers atouts pour pré­ser­ver les sols : péren­ni­té et sys­tèmes raci­naires puis­sants qui per­mettent une bonne fixa­tion du sol, pré­sence d’un enher­be­ment per­ma­nent sur le rang et l’inter-rang, faible tra­vail du sol, etc. En France, les pertes en terre dues à l’é­ro­sion hydrique sont esti­mées à 1,5 t/ha/an en moyenne.

En outre, l’écosystème d’appellation d’origine garan­tit un lien impor­tant au res­pect du ter­ri­toire, des espèces et des savoir-faire. Qu’elle soit label­li­sée bio ou non, la pro­duc­tion de calvados garan­tit un usage mar­gi­nal de pro­duits phy­to­sa­ni­taires, la poly­cul­ture assu­rant une fer­ti­li­sa­tion natu­relle, grâce au bétail notamment.

Sur l’ensemble de la chaîne de pro­duc­tion, le niveau de pertes est rela­ti­ve­ment faible : on l’estime infé­rieur à 5%. Dans la filière Calvados, les pré­oc­cu­pa­tions sur les aspects cos­mé­tiques du fruit (dans la forme, la cou­leur ou la régu­la­ri­té) n’existent pas et ne néces­sitent donc pas l’emploi de pro­duits phy­to­sa­ni­taires pour pilo­ter ces carac­té­ris­tiques.

Enfin, nom­breux sont les co-pro­duits qui émergent de la trans­for­ma­tion des pommes et des poires, à l’instar des pec­tines, de l’alimentation ani­male, l’épandage ou la méthanisation.

L’économie du Calvados

Enra­ci­née depuis 5 siècles en Nor­man­die, la filière s’inscrit plei­ne­ment dans la vita­li­té des villes et des vil­lages de cette région, tant dans leur dimen­sion éco­no­mique qu’agricole.

Avec 300 TPE/PME et plus de 4000 producteurs de fruits, ce sont près de 5000 emplois directs et indirects qui composent cette filière d’excellence.

Cet intense maillage territorial permet à toutes ces entreprises de fonctionner en symbiose avec les producteurs de fruits du territoire, petits comme gros.

La récolte dans les vergers
La récolte dans les vergers © O.Vauvrecy

L’approvisionnement des dis­til­le­ries est géné­ra­le­ment contrac­tua­li­sé, ce qui offre aussi une forme de sécu­ri­té et de péren­ni­té à l’ensemble des parties.

Sur le plan tou­ris­tique, de nom­breuses entre­prises sont inves­ties aujourd’hui dans l’univers du « spi­ri­tou­risme ».

Chaque année, ce sont près de 300 000 visi­teurs, fran­çais et étran­gers, qui se rendent dans les dis­til­le­ries nor­mandes, cer­taines étant même label­li­sées « Entre­prises du Patri­moine vivant ».

Autour de visites pri­vées, d’ateliers cock­tails ou de pique-nique, les tou­ristes sont tou­jours plus dési­reux de décou­vrir les secrets de fabri­ca­tion du spi­ri­tueux nor­mand et com­prendre la valeur patri­mo­niale des ver­gers. Ils génèrent de plus en plus d’activités récréa­tives qui contri­buent au déve­lop­pe­ment et à l’animation du territoire.

Car en Nor­man­die, comme nulle part ailleurs, tous ces arbres contri­buent for­te­ment à l’esthétique des pay­sages et dis­posent d’une valeur sym­bo­lique et éco­lo­gique très forte.

  • 3 000 000 d’arbres
  • 300 maisons et domaines 
  • 14 248 hl d’alcool pur commercialisé en 2019
  • 5,08 millions de bouteilles vendues
  • +24% en France
  • 52% des ventes à l’export

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